Vie de freelance : 7 clients cauchemardesques

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J’adore être freelance. Vraiment. Ces deux dernières années j’ai exercé comme community manager et rédactrice web en freelance, en alternant avec des missions longues durée en entreprise. J’ai la chance de travailler sur des projets intéressants et variés, de pouvoir organiser mes heures de travail comme je veux et de pouvoir travailler en pyjama depuis mon canapé en gratouillant les oreilles du félin (même s’il préfère souvent le rôle de repose ordinateur). Mais parmi tous ces avantages du boulot de freelance, il y’à quand même des points négatifs. Et quasi toujours, cela vient de certains clients. Comme je viens de passer un mois absolument horrible, de ceux qui te poussent à refaire ton cv pour postuler à des cdi, j’ai choisi d’en rire plutôt que d’en pleurer. Voici donc mon tour d’horizon des clients de l’enfer.

 

1 ) Celui qui ne veut pas te payer

C’est généralement une grosse boite ou une grosse agence pour qui tu as travaillé en tant que sous-traitant. Bien entendu, vu la réputation de l’entreprise et ses millions gagnés par an, tu t’es dit que tu ne risquais rien et que tu pouvais suivre leur processus de paiement ultra compliqué en 12 étapes sans leur faire un devis en amont. Sauf que 6 mois plus tard, tu en es toujours à envoyer un mail par jour (et 3 recommandés par semaine) pour savoir où en est ton paiement qui est supposé être en cours.

2 ) Le profiteur de l’extrême

Généralement une petite startup ou un projet culturel/associatif. Ils t’ont eu à l’émotionnel, t’ont parlé de vos valeurs communes, t’ont expliqué qu’ils n’avaient pas d’argent mais que leur projet était beau et merveilleux. Tu t’es laissé avoir et tu leur as fait un tarif minuscule, avec paiement mensuel en te disant que ce serait top de bosser sur un joli projet et que cela ferait un petit revenu mensuel de complément. Sauf qu’après le premier paiement (plusieurs mois après la date prévue), ils ont décidé qu’ils ne payeraient plus rien. Et que si tu ne faisais pas les choses gratuitement, ils allaient te pourrir ta réputation.

3 ) Celui qui n’y connait rien mais qui veut quand même t’apprendre ton métier

Il te le dit, il n’y connait rien. Mais bon, il a lu la bio (romancée) de Steve Jobs, alors il sait ce qu’il faut faire. Pareil que Steve Jobs. Il entend tes arguments expliquant que non, vraiment, on peut pas comparer la stratégie d’Apple à celle d’un fleuriste, mais il s’en fiche, ce sera son idée et aucune autre. Bien entendu, quelques mois plus tard il vient pleurer car ta stratégie (celle qu’il t’a forcé à faire) n’a pas les résultats escomptés.

4 ) L’ultra connecté

Il t’as envoyé un mail à minuit, un à 2h du mat et à 8h il s’étonne de n’avoir toujours aucune réponse. Il ne comprend pas non plus pourquoi tu ne réponds pas les jours où tu as dit n’être pas dispo. C’est quand même pas compliqué de répondre à 5 mails, 3 appels et 2 textos par jour, si ?

5 ) Celui qui tente

« Bonjour, nous sommes une agence. Nous avons déjà vendu une prestation à notre client, mais nous n’y connaissons absolument rien donc nous lui avons vendu des choses qui ne servaient à rien. Nous avons bien vu qu’une telle mission couterait environ 2000 euros par mois, mais elle n’a que 500 euros, c’est bon ? Après tout, ça vous fait du travail, on sait qu’il y’a beaucoup de freelances et peu de missions dispo ». Oui, ces gens là existent sérieusement.

6 ) Le groupe de clients

Ils ont fait un brief mais seulement la moitié est d’accord avec le contenu. Ils n’ont pas non plus été capables de définir un interlocuteur fixe. A chaque document envoyé, tu vas donc avoir les retours de 5 personnes aux avis complètement différents. Finalement, ils te demanderont quelque chose en totale opposition avec le brief de départ et tu auras perdu 4 fois plus de temps que ce que tu as facturé (ainsi que toute la patience dont tu disposais).

7 ) Celui qui veut mais qui sait pas

Celui ci n’est pas vraiment un client. C’est la personne qui te demande un devis, te rencontre pour un premier entretien, te dit que tu auras des nouvelles prochainement. T’envoie très régulièrement mails pour te dire qu’il ne lui manque plus qu’une info avant de t’embaucher pour cette grosse mission. Et qu’il lui tarde parce qu’elle a beaucoup de travail pour toi. D’ailleurs, est ce que tu peux lui refaire un devis avec d’autres missions en plus ? Tu espères découcher cette mission qui t’assurerai un revenu un peu solide sur du long terme. Mais 2 mois plus tard, tu n’as toujours aucune proposition concrète (et ta patience atteint ses limites de nouveau).

Heureusement, ces clients ne sont qu’une minorité, mais ils ont tendance à aspirer toute l’énergie positive dont je dispose. J’ai beau essayer de les éviter un maximum, la plupart ne se révèlent cauchemardesques que lorsque j’ai déjà commencé à travailler. Et pour se sortir de ces situations là, il faut du courage (et un maximum de résilience).

Et vous, vous avez déjà eu affaire à des clients cauchemardesques ?

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1 Comment on Vie de freelance : 7 clients cauchemardesques

  1. Azylis
    12 avril 2018 at 16 h 03 min (2 semaines ago)

    Vis ma vie !
    Ahaha je comprends mieux que tu te sois reconnue dans mes articles concernant mon poste de chef de projet event parce qu’on a les mêmes !
    Sauf que moi c’est les clients de la boite avant d’être les miens.
    Et je crois que c’est aussi une des raisons pour lesquelles je ne serai pas free lance. Pas envie de me battre et de me prendre le chou !

    Répondre

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