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Développement perso looking for happiness projet

Le plus dur, c’est de commencer

 Ces dernières années, j’ai eu envie de me lancer dans plein de projets différents. Mais à chaque fois, la panique a pris le dessus et je me suis rétractée dès le départ, voire même avant de me lancer. Je ne sais pas comment tous ces changements se sont opérés en moi, ni les déclics qui m’y ont amenée, mais ces derniers mois, j’éprouve un fort besoin de sortir de ma zone de confort.

Prenons un exemple concret : youtube. J’ai toujours eu envie de faire des vidéos. Mais ce n’était pas mon médium de prédilection, j’avais peur de me montrer, peur d’avoir l’air stupide, peur que personne ne veuille voir mes vidéos. J’avais créé un compte en 2014 sur lequel je postais des vidéos maquillage et qui avait réussi, par je ne sais quel moyen, à acquérir plusieurs centaines d’abonnés (bien que je soupçonne quelqu’un de bienveillant de mon entourage d’avoir acheté des fake followers…). Et puis, d’un coup, je l’ai abandonné après 5 vidéos. J’avais l’impression de n’intéresser personne, d’être peu crédible, bref, j’ai laissé la peur reprendre le dessus.

Et puis cette année, j’ai ressenti le besoin de m’exprimer différemment. Je blogue depuis 2011. C’est un format que je maitrise et mon métier est d’écrire des articles. Je pourrais presque écrire les yeux fermés. Je rêve souvent du contenu de mes articles d’ailleurs. Mais j’avais l’impression de tourner en rond. J’ai déserté plusieurs fois le blog d’ailleurs, ne trouvant plus l’inspiration. Petit à petit, un format vidéo s’est imposé dans mon esprit. Pour discuter, pour dire des choses différemment, pour éviter d’écrire des articles de 10 000 mots. Le problème ? Le syndrome de l’imposteur est revenu au galop. La peur m’a submergée et je n’ai rien été capable de poster pendant des mois. J’ai du fortement lutter contre moi-même pour poster mes toutes premières vidéos (d’ailleurs vous pouvez aller les voir ici ). J’en ai tiré quelques leçons :

 

1 .  Ne regardez pas ce que les gens font aujourd’hui, regardez ce qu’ils faisaient lorsqu’ils en étaient au même stade que vous

Une grande partie de ma peur venait de mon absence de compétences techniques. J’avais peur d’avoir l’air … d’une débutante. Chose que je suis pourtant. J’ai découvert la fonction « de la plus ancienne à la plus récente » sur youtube et ça m’a fait le plus grand bien. Je suis allée voir toutes les chaines des personnes qui m’inspirent le plus et suis remontée jusqu’à leurs premières vidéos. Vidéos sur lesquelles elles avaient l’air… de débutantes. Leur évolution ne s’est pas faite en un jour et j’ai pris conscience que la mienne ne pouvait pas l’être non plus. Cela m’a complètement décomplexée et je regarde régulièrement ce type de vidéos lorsque je doute.

2 .  Se former pour se sentir en confiance

Souvent, la peur vient de l’absence de connaissance. Pour me rassurer, je me suis donc formée à certaines techniques (et je continue encore bien évidemment). La plateforme Skillshare propose de nombreux cours gratuits pour débutants. J’ai pu apprendre les bases du montage ou la manière de régler mon appareil pour vloger. Youtube a également été une bonne mine de conseils puisque de nombreuses vidéos « how to » existent. Pour finir, je me suis achetée un cours dense d’une youtubeuse que j’apprécie beaucoup. Le fait d’avoir payé aussi cher me pousse à me concentrer un maximum sur ce cours et à mettre en pratique tout ce que j’y apprends.

 

3 .  Faire les choses pour soi

La chose qui m’a le plus aidé est un chapitre du livre Playing Big, de Tara Mohr. Elle y explique que lorsqu’on attend les compliments ou les critiques on se place dans la même position qu’une petite fille qui veut à tout prix qu’on la récompense pour son travail. Ça a été un choc pour moi. Je n’ai jamais été cette petite fille. J’étais même plutôt fière d’avoir toujours été une tête de bourrique qui ne faisait les choses que pour elle. Je me suis demandée pourquoi j’avais perdu cela et comment j’en étais arrivée à attendre des compliments des autres en permanence. Je me suis également rendue compte que j’avais perdue la joie de faire les choses. Je faisais ce qui était le plus sensé, mais pas ce qui m’apportait le plus de joie. En remettant de l’amusement et de la curiosité dans ce que je fais, je ne suis plus tentée de me dire que si personne ne vient voir mes vidéos c’est qu’il vaut mieux arrêter. En réalité, je me suis tellement amusée que j’ai pré filmé 4 vidéos avant même de poster la première.

Et vous, qu’est ce que vous faites pour dépasser la peur ?

Faites passer le message !

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