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Février, un mois compliqué

La dernière fois que j’ai fait le point sur ma vie sur le blog, c’était pour dire que j’étais extrêmement heureuse de tous les progrès que j’avais fait. Je racontais que tout allait bien et que j’habitais désormais avec mon compagnon et son enfant. Mon business décollait et j’étais pleine de projets pour le blog.

Mais voilà, la réalité a vite fait exploser ma petite bulle de bonheur. Tout d’abord, je suis tombée malade. Souvent. Avec de vives douleurs qui m’empêchaient de me lever du lit. Puis les douleurs se sont espacées. Et les crises d’angoisse sont arrivées.

Moi qui ai toujours plutôt angoissé vis à vis de mon travail, je me suis retrouvée dans une situation inédite : la semaine, tout va bien, je m’épanouis, je ris, je suis passionnée par mon travail. Mais lorsqu’arrive le week end, le gros nuage noir de l’angoisse débarque. J’ai tout d’abord essayé de le minimiser, de me dire que c’était passager. Ou dû au boulot. Mine de rien, être à son compte est souvent synonyme d’angoisse et j’espérais de toutes mes forces que ce soit ça.

Mais non. La réalité, c’est que je déteste être belle-mère. Je sais que dire ceci va en choquer plus d’un. N’est-on pas supposé apprécier tous les enfants si on a un peu de coeur ? J’en suis venue à la conclusion que non. Je ne déteste pas mon beau-fils, soyons clairs. J’arrive à être présente de temps en temps pour passer du temps avec lui. Mais il est une énorme source d’angoisse. Déjà, vivre avec la preuve au quotidien du passé de votre ex, c’est compliqué. Gérer le quotidien avec une personne qui a une éducation radicalement de celle que vous voudriez, ça l’est aussi. Mais lorsque vous êtes une introvertie aimant le silence et ayant besoin de son cocon, vivre 50% du temps avec un enfant souffrant de TDAH (trouble de déficit de l’attention/hyperactivité), c’est vraiment épuisant. Il crie, il bouge non stop, il doit parler tout le temps, y compris quand j’essaye de discuter avec mon compagnon, il doit être en permanence le centre de l’attention… Tout ceci me fatigue énormément.

J’ai donc passé le mois de février enfermée dans ma chambre avec mes boules quies. Je ne sors dans le salon que lorsque la voie est libre. Du coup, je ne me sens plus chez moi et je n’arrive pas à me relaxer. J’adore les journées de travail sur Paris puisqu’elles me forcent à partir de la maison à 4h du matin et à n’y revenir que vers 22h. J’y rencontre plein de gens intéressants, je fais ce que j’aime. Et puis je reviens à la maison, et le contraste est violent. Le médecin m’a prescrit des anxiolitiques qui font effet une fois sur deux. Au moment où j’écris cet article il est 5h30 du matin et je n’ai pas fermé l’oeil de la nuit.

Parce que le gros soucis dans cette histoire, c’est que c’est la première fois que je suis aussi bien avec quelqu’un. J’adore mon compagnon. Mais si je ne supporte plus la vie ici, alors on fait quoi ?

Honnêtement, je ne sais pas.

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3 COMMENTS

  • Djahann

    Je serais également totalement incapable d’être « belle-mère » également ! Je comprends tout à fait ta situation et l’impasse dans laquelle tu te trouves. La solution serait sûrement de refaire « chacun chez soi »…. mais l’acceptera-t-il ?

    • Marion
      AUTHOR

      Merci pour ton message ! Je pense que lui il l’accepterait. Mais est-ce que moi je suis prête à faire l’impasse sur une vie de couple traditionnelle dans le futur, je ne sais pas.

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